Une cuisine, c’est chaud, gras et lavé au jet.
Vapeur permanente, projections de graisses, dégraissants alcalins, douchette haute pression, chocs d’échelles et de bacs gastro. Nos panneaux et plafonds composites encaissent ce régime sans se décoller, sans se piquer et sans jaunir — et se posent par-dessus la faïence existante, pendant les vacances.

Ce que la paroi encaisse tous les jours.
Une cuisine de production n’est pas un local humide de plus. C’est le seul endroit du bâtiment où la chaleur, le gras et un produit de nettoyage agressif arrivent sur le même mur, plusieurs fois par jour, sept jours sur sept.
Chaleur et vapeur
Au droit des fourneaux et des cellules, la paroi encaisse un rayonnement continu ; en plonge, elle vit dans la vapeur. Le composite ne travaille pas comme un enduit ou une peinture : il ne cloque pas et ne se décolle pas sous l’effet des cycles chaud-froid.
Graisses et dégraissants
Le vrai agresseur n’est pas la graisse, c’est ce qu’on met dessus : dégraissants alcalins à pH élevé, dégrippants de hotte, désinfectants chlorés. La surface gelcoat reste non poreuse : le gras ne pénètre pas, le produit part au rinçage sans attaquer le support.
Douchette et haute pression
En laverie et en local déchets, on ne passe pas la lavette : on arrose. Une faïence tient au jet, ses joints beaucoup moins. Ici, la surface est continue et les rares jonctions sont fermées au joint sanitaire, puis recouvertes d’un profil.
Chocs de chariots et d’échelles
Échelles à pâtisserie, rolls, bacs gastro, chariots-repas : le bas de mur prend des coups toute la journée. Le composite encaisse sans s’ébrécher, là où un carreau se fend et où une plaque de plâtre s’enfonce définitivement.
Dans presque tous les cas, il n’y a rien à déposer. Les panneaux se collent sur la faïence, le carrelage, le BA13 ou le béton existant, à condition que le support soit sain et plan. Pas de benne, pas de poussière de démolition, pas de reprise de support : c’est ce qui rend le chantier compatible avec une semaine de vacances scolaires.
Chaque zone n’a pas les mêmes exigences.
La légumerie, la cuisson et la laverie ne subissent pas les mêmes contraintes — il n’y a donc aucune raison de les traiter avec la même plaque. Survolez une zone du plan, ou un élément de la liste, pour voir ce que nous y recommandons.
Faites glisser le plan horizontalement
Le découpage ci-dessus est un principe, pas un devis. La répartition réelle dépend de vos supports, de vos implantations d’appareils et de vos contraintes de service. Une visite sur site d’un de nos techniciens est fortement recommandée avant tout chiffrage définitif — c’est elle qui fige le calepinage, les réservations et le phasage.
Le vrai sujet, c’est de rouvrir lundi.
Une cuisine de collectivité ne ferme pas. Elle s’arrête une semaine aux vacances, ou pas du tout. Le mode de pose conditionne donc tout : sans dépose de l’existant et sans temps de séchage long, l’intervention rentre dans la fenêtre.
Faites glisser le planning horizontalement
Presque jamais la pose. Ce sont les points non tranchés en amont : implantation exacte des appareils, dépose des équipements fixes, coordination avec le lot électricité et fluides, accès livraison. C’est précisément ce que la visite technique verrouille.
Deux locaux, mêmes murs, une semaine d’écart.
Aucun des deux locaux n’a été démoli. Dans les deux cas, les panneaux ont été collés sur le support en place puis raccordés aux menuiseries et aux réservations existantes.
Avant
Après
Avant
AprèsLa moitié du problème est au-dessus des têtes.
En cuisine, le plafond reçoit la vapeur grasse toute la journée. Une dalle minérale l’absorbe, se tache, se déforme et finit par se remplacer par lots. Ce n’est pas un détail d’esthétique : c’est un point de contrôle sanitaire à part entière.
- Absorbe la vapeur grasse et se tache
- Se déforme et gondole avec l’humidité
- Ne se lave pas, se remplace
- Difficile à défendre en audit
- Cloque au droit des zones de vapeur
- Nécessite une reprise régulière
- Aucune trappe d’accès aux réseaux
- Correct en zone sèche uniquement
- Surface fermée, lessivable au détergent
- Insensible à l’humidité et à la vapeur
- Démontable : accès aux réseaux conservé
- Classement au feu disponible sur PV
En dalles, sur ossature apparente 600 × 600 ou 600 × 1200 : on garde l’accès aux gaines, aux luminaires et aux extractions. En lambris collé, quand la hauteur est comptée ou qu’aucun réseau ne passe : surface continue, sans ossature, sans repli où la graisse s’accroche.
Des locaux en service, pas des images de synthèse.
Cuisines centrales, restaurants d’entreprise, cuisines de collectivité, laveries et sas de chambres froides : quelques exemples de zones traitées.






Ce qu’on vous demandera en contrôle.
Un plan de maîtrise sanitaire ne se contente pas d’un matériau « facile à nettoyer ». Il demande des surfaces définies, des documents, et des mises en œuvre cohérentes avec le zonage. Voici ce que nous fournissons.
Nous fournissons le CCTP type, les procès-verbaux de réaction au feu, les fiches techniques de plaques et de colles, et le calepinage à valider. Si un point manque à votre dossier de consultation, demandez-le : nous complétons.
Ce qu’on nous demande avant de lancer.
Dans la grande majorité des cas, non. Les panneaux se collent directement sur la faïence, à condition que celle-ci soit adhérente, sans carreau descellé et raisonnablement plane. Nous vérifions ce point lors de la visite technique — c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles elle est déterminante.
La dépose ne redevient nécessaire que si le support est décollé sur de grandes surfaces, ou si l’épaisseur ajoutée pose un problème d’implantation d’appareil.
Pour une cuisine de production courante entièrement traitée, comptez une semaine ouvrée, dépose des équipements mobiles et nettoyage de réception compris. Une zone isolée — une laverie, un sas, une réserve — se traite en un à deux jours.
En site occupé, nous intervenons zone par zone en dehors des heures de service, avec remise en état de propreté chaque soir. Le planning se cale sur votre production, pas l’inverse.
Oui. La surface supporte les détergents alcalins, les désinfectants chlorés, le peroxyde d’hydrogène, le nettoyage vapeur et le lavage haute pression. C’est précisément le régime pour lequel le matériau a été retenu en agroalimentaire avant de l’être en cuisine.
Nous vous transmettons les fiches de compatibilité chimique pour que votre plan de nettoyage-désinfection soit validé produit par produit — y compris si vous utilisez une gamme spécifique imposée par votre prestataire.
La zone de cuisson relève du classement de réaction au feu. Nous y mettons la gamme FPS W/Fire, classée B-s1,d0 selon l’EN 13501-1, ou la gamme FPS-M1 selon ce que le bureau de contrôle exige sur votre opération.
Le repérage des zones concernées est établi avec vous et figure sur le calepinage validé, de façon à ce que le procès-verbal fourni corresponde bien à ce qui est posé.
C’est là que se joue la qualité d’un chantier de cuisine. Les angles rentrants reçoivent un congé, les arêtes exposées un profil, les tableaux d’ouverture sont habillés jusqu’aux menuiseries, et les traversées sont percées au diamètre puis fermées au joint sanitaire.
Les réservations sont préparées avant mise en œuvre, d’après le relevé, ce qui limite la découpe sur place et donc la poussière dans un local en activité.
Oui, et c’est même le cas le plus fréquent. Une laverie, une légumerie, un sas de chambre froide ou un local déchets se traitent indépendamment. Le raccord avec l’existant est assuré par un profil de finition.
Beaucoup d’établissements commencent par la zone la plus dégradée, puis étendent au fil des exercices budgétaires. Nous conservons le calepinage pour que les phases suivantes restent cohérentes.
Dites-nous quelle cuisine, on vient la voir.
Surfaces, zonage, contraintes de service, fenêtre d’intervention : une visite d’une demi-journée suffit à transformer une intention en planning chiffré. Elle est fortement recommandée avant tout chiffrage définitif.

